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DES ETANGS ET DES CIGOGNES

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La damassine,
Dans la région de la Vendline une dizaine de nappes d'eau ont été créées dans de petites cuvettes tapissées d'argile imperméable. Ces étangs auraient été aménagés (on les mentionne pour la première fois en 1497) par les princes-évêques de Bâle pour la pisciculture. Ils fournissaient des carpes dodues à la table du château de Porrentruy. Chaque année avait lieu une grande pêche à laquelle le prince et sa cour assistaient. Les étangs abondaient également en canards sauvages, sarcelles et poules d'eau.
En 1751, le prince de Rinck fit faire des travaux considérables aux étangs de Bonfol. C'est sans doute du XV au XVIIe siècle que l'exploitation des étangs fut la plus intense.
Les étangs ont eu leur temps de fraîcheur et leur temps de sécheresse. En 1786 les miasmes du grand étang vidé ont provoqué une si grave épidémie qu'elle tua une soixantaine de personnes. Par la suite certains étangs furent asséchés et rendus à la culture.
 
Les étangs de Bonfol ont été placés sous la protection de l'Etat en 1962 et bénéficient d'un statut de réserve naturelle. Ils sont maintenant entretenus dans leur beauté et forment les étangs de Suisse les plus renommés, ils sont inscrits à l'inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels d'importance nationale.
 
 
La flore et la faune

Dans la région des étangs poussent les plantes habituelles au milieu marécageux, mais on peut aussi voir en Ajoie une bonne douzaine de plantes rares en Suisse et même en Europe: le patamot capillaire, la lenticule à plusieurs racines, le faux-riz, sans oublier la flore des plans d'eau: les iris jaunes, les nénuphars blancs, les massettes. Les forêts et notamment les aulnaies de Bonfol sont parmi les plus belles de Suisse et présentent un grand intérêt sur le plan sylvicole.
 
D'innombrables invertébrés peuplent les étangs: l'éponge d'eau douce, l'hydre, la pisicole géomètre, l'anondonte, une douzaine d'espèces de libellules et autres. Les batraciens animent les berges, tritons, grenouilles et autres crapauds, on dénombre neuf des douze espèces recensées dans le canton. Les abords des étangs abritent également des hirondelles de rivage, des rousserolles, des grèbes castagneux, des bruants et bien d'autres espèces.
Les étangs constituent ainsi des réserves naturelles parmi les plus vastes et les plus intéressantes pour l'étude et la préservation de nombreuses espèces animales et végétales.

Non loin de ces étangs réputés, les marais de la région de Damphreux sont les dernières zones humides de plaine bien préservées. Ces marais jouissent d'une situation idéale sur la route des oiseaux migrateurs.
La Fondation des marais de Damphreux, qui a pour buts l'acquisition de terrains marécageux, la restauration des étangs et la protection des zones humides tente également de réintroduire la cigogne blanche en Suisse.
Après avoir passé l'hiver dans une volière provisoire, deux couples ont choisi de s'installer dans les parages ou les villages environnants. Cette action de réacclimatation se poursuit et les responsables espèrent que la revitalisation des marécages, source de nourriture et d'espaces vierges, contribuera à cette entreprise.