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CORNOL

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Ce village-rue qui s'étire sur près de 2 kilomètres, qui longe le ruisseau qui descend des Rangiers nommé la Cornoline, dominé par le Mont-Terri au sud, est enserré dans un ruz qui débouche sur la plaine au nord. La route cantonale le traverse et ondoie vers le centre du village où se trouve les bâtiments les plus importants, tels que l´église, la mairie et le Restaurant du Lion d´Or. Les maisons sont disposées de part et d'autre de la route et gardent un aspect ancien qui confère à cette commune une touche si particulière.

Historique

Cornol, dit Coronotum, ainsi appelé pour la première fois en 1136, dans la Charte de confirmation des terres de la fondation de l'abbaye de Lucelle, passa successivement sous les maîtres qui possédèrent l'Ajoie. De 1125 à 1232 il appartenait aux comtes de Ferrette puis à ceux de Montbéliard. L'église de Cornol est mentionnée pour la première fois en 1139 dans les possessions de Saint-Ursanne, qui devint Coronolt en 1180. En 1281 il passa sous le régime du diocèse des princes-evêques de Bâle qui s'en désaisit pour le comte de Montbéliard. En 1406 Coronolt devint Corenol, et à cette époque, les nobles du village portant le titre de chevalier ou d'écuyer étaient sous le patronyme de "De Cornol ou Von Gundelsdorf ".On en trouve des traces de 1212 jusqu'à la fin du XVe siècle.
De 1461 à 1793, Cornol resta à l'évêché de Bâle et était rattaché à la grande mairie d'Alle. On pense qu'au Moyen Age, Cornol avait une certaine importance qui se dissipa ensuite. De par sa situation géographique, la commune fut souvent aux prises avec les envahisseurs (incendies, pillages, etc.)
Le village prit une part active aux troubles de 1730-1740, la population fut stable jusqu'en 1753, date à laquelle se termina la construction de la grande route qui conduit d'Ajoie par Cornol à Delémont ou aux Franches-Montagnes en passant par la Malcôte. Dès cette date, le développement fut constant. La paroisse fut rattachée au diocèse de Besançon jusqu'en 1779.
L'industrie hôtelière était en plein essor, de nombreuses auberges servaient de relais routiers et divers débits de boissons ainsi que des magasins d'alimentation émergeaient.
Au Moyen Age, deux moulins apparaissent. En 1236, Pierre le maire de Cornol, se voit amodié le moulin dessus, qui était la propriété du Chapître de Saint-Ursanne et était situé sous "Véye Môtie". Quand au deuxième moulin situé au lieu-dit actuellement "la Rasse", il fut en activité jusque vers la fin du XIXe siècle. Une scierie accolée à ce moulin bénéficiait de la force hydraulique.
Au XVIIIe siècle une fabrique de faïence fut construite par le prince de Rinck à l'emplacement actuel de l'Hôtel du Lion-d'Or. On signale aussi une fête du village à Cornol, et la construction de la cure.
Au XIXe siècle, construction d'une scierie dans le haut du village. A partir de cette date le village s'agrandit en direction des Rangiers par la construction de plusieurs maisons d'habitation.Une grande tuilerie apparaît route de Courgenay. L'exploitation du gypse bat son plein et l'industrie horlogère est en pleine expansion parallèlement au domaine agricole. Les usines ne verront le jour que vers la fin du XIXe siècle.
En 1825, on construit l'ancienne école communale, qui abrite aujourd'hui l'administration communale, après avoir subit les transformations nécessaires.
Dès 1860, Cornol connaît un développement conséquent, un nouveau quartier s'ouvre, route d'Alle, avec une grande fonderie. De multiples petites entreprises fleurissent telles que poterie, tuilerie, menuiserie, maçonnerie, cordonnerie, forge, etc. Village essentiellement agricole, on comptait aussi des charrons, des quincaillers et de nombreux petits métiers. Pour la construction des bâtiments, les grandes entreprises collaboraient.
L' émigration fut importante à cette période, en 1819, trente-deux hommes, femmes et enfants partent pour le Brésil. De 1846 à 1835 environ, de très nombreux départs sont constatés pour l'Amérique, le Canada, et aussi la France, l'Autriche, l'Allemagne, la Russie, etc.


Infrastructures

Cornol est doté de multiples services. Au niveau administratif un bureau communal siège dans l'ancienne école du village rénovée, où se déroule l'assemblée communale. Tous les citoyens suisses domiciliés dans la commune depuis trente jours et âgés de 18 ans révolus ayant la capacité civique et les étrangers domiciliés depuis plus de dix ans dans le canton et vivant à Cornol. Le conseil communal se compose de sept membres, le président (maire) y compris, et les conseillers/ères au nombre de six. Il y a aussi les commissions communales (d'écoles, d'impôts, des rues), le corps des sapeurs-pompiers, la police cantonale, une information communale distribuée par le biais d'un imprimé tous les mois, la paroisse catholique, un bureau de poste et une banque.
Les services techniques et taxes se définissent comme suit: les eaux usées (la commune est reliée à la station d'épuration de Porrentruy), l'eau potable (filtration des eaux avec un traitement à l'ozone), le téléréseau (captage de quinze chaînes, taxe de raccordement), l'éléctricité, les impôts (la quotité d'impôts s'élève à 2,6% et la taxe immobilière à 1,3% de la valeur officielle. La taxe cadastrale représente 0,6% (village) et 2% (remaniement). Il existe aussi une taxe pour les chiens, des ramassages d'ordures ménagères, du PET, des objets encombrants et matériaux ferreux, et un dépôt de matériaux inertes.
Pour l'éducation; 2 classes d'école enfantine et 4 classes regroupant les 6 années primaires sont constituées, pour le niveau secondaire les élèves se rendent à Porrentruy dès la 7e année scolaire.
La commune participe aux frais des écoles privées de la 2e à la 9e année scolaire. Un bibliobus s'arrête une fois par mois.
Sociétés; Cornol dispose d'une société Fédérale de Gymnastique qui arbore fièrement ses 62 ans d'existence!, elle est active dans la gymnastique, le volleyball et l'athlètisme. La société de l'Etang de la Montoie, fondée en 1985 qui compte une cinquantaine de pêcheurs et une centaine de membres soutiens, a pour but la création, l'entretien, l'exploitation et la gestion d'un étang. La société de tir Les Sabotiers, fondée en 1890 spécialisée dans le tir à 300 mètres compte une quarantaine de membres, dont six juniors. L'Auto-Cross-Club Les Breûle-Mâgeons, créé en 1988 par une équipe de jeunes du village, officialisé par l' ASAC (l'Association suisse d'auto-cross) en 1993, compte environ 25 membres dont 12 pilotes. La société de chant Sainte-Cécile, fondée en 1911 par un choeur d'hommes, devenu mixte en 1972, compte environ 25 membres. La société d'embellissement fondée en 1993, compte actuellement une centaine de membres. Elle a pour but de sensibiliser et d'encourager les villageois à embellir le village. Le Football-Club Cornol a été fondé en 1949 et compte 130 membres dont l'effectif se répartit comme suit: 1 section juniors,1 section vétérans et une section principale en 5e ligue, 4e ligue et en 2e ligue. La Fanfare l'Ancienne, fondée en 1863 est composée de 35 musiciens/ennes. La société a créé une école de musique qui a donné naissance à l'Ensemble des cadets.


Légendes

Il existe une multitude de légendes, dont celle-ci: Le Trou des Aidjolats: il paraîtrait que ce fameux trou reliait le château d'Asuel à Lucelle. C'est probable, étant donné que ces deux châteaux ont été conçus par la même personne. Le trou en question est devenu fort réputé à la suite d'un assassinat commis à Cornol, la victime y aurait été jetée.

Toujours dans la même commune, plus en amont en direction de Delémont, à quelque dix minutes de la Caquerelle, se trouve La Roche de l'Autel, nommé aussi " Roche à Vilan " ou "Roche au Diable". Des femmes moitié chrétiennes moitié païennes, venaient effectuer des sacrifices druidiques et des danses profanes qui leurs valurent, pour autant que cela fût vrai, la vie. Précisons que le nom de Caquerelle viendrait de caquet, bavardage intempestif, allusion au tapage que faisaient les "sorcières" durant leurs rituels nocturnes.


Loisirs, culture, tourisme et monuments

Cornol est doté d'un magnifique parcours Vita dans la forêt de la Valletaine, près de la grotte.
L'étang de la Montoie est un emplacement idyllique permettant de s'adonner à la pêche, aux promenades ou au repos.

Le musée de la radio permet de découvrir de superbes pièces, du rare poste à galène des années 20 au récépteur performant des années 50.

Le Mont-Terri, sommet rocheux et boisé au sud du village, abrite le camp de Jules César, site classé d'importance nationale. Il présente en effet des traces d'occupation humaine depuis l'époque néolithique jusqu'au XVIIe siècle, dont des traces de remparts protohistoriques et d'une tour fortifiée médiévale.

La chapelle Saint-Gilles, édifiée en 1699, sur un promontoire à l'ouest du village est classée monument historique. Son appellation première était saint Gelin ou Julien l'hospitalier, confondu ensuite avec saint Gilles abbé. Elle est sur un ancien chemin d'accès marqué par des croix datant de 1859. Eglise paroissiale jusqu' en 1784. Un ermitage est mentionné en 1591. Destruction du bâtiment durant la guerre de Trente Ans, comme le village voisin de Courtemblin, près de Courgenay, qui a disparu. Des rénovations intérieures et extérieures ont été faites, durant les XIXe et XXe siècles, qui ont fait apparaître les croix de consécration du début du XVIIe siècle, ainsi qu'un décor baroque sur la niche du choeur. Maître-autel daté de 1704, rénové et modifié au XIXe siècle; statue de saint Gilles, datée de 1581; mensa médiévale sur des socles de maçonnerie plus récents;sur la face supérieure, graffiti des années 1661 et suivantes. Autels latéraux de 1734, conçus pour une église. Crucifix et statues du XVIIIe siècle. Grilles du choeur du XIXe siècle provenant de l'église paroissiale.

Dans la vallée à l'est, près de la ferme isolée de Mont-Terri, la chapelle Saint-Wendelin, construite en 1870. Tableau du patron du sanctuaire, daté de 1730, provenant de l'ancienne chapelle du XVIe siècle qui était située près de la croix de chemin en direction de Sous-les-Bois.

L'église paroissiale Saint-Vincent, construite de 1786 à 1787, d'après les plans de Pierre-François Paris, se trouve au centre du village, à côté de la cure et de la mairie. Elle a été rénovée intérieurement en 1957/60, la tour, elle, a été rénovée en 1963. Tabernacle et grand relief de la Sainte Cène, de 1962, par Remo Rossi. Vitraux de Roger Bissière, 1957. Crucifix du XVIIIe siècle. Bas-reliefs néo-baroques représentant la muliplication des pains et la Sainte Cène, ostensoir rococo provenant de Vienne, daté de 1765. A l'ouest de l'église, une fontaine néo-classique à obélisque, du milieu du XIXe siècle. Au sud de l'église, la cure de style baroque tardif et l'ancienne école néo-classique.

Dans le virage, de l'autre côté de la route, le Restaurant du Lion- d'Or; imposant bâtiment sous un toit mansardé, réputé pour sa spécialité: la friture de carpes. Plus loin sur la gauche, en remontant le village, le sabotier et son atelier, ou il confectionne avec art, des sabots en bois.

Tout en continuant la route cantonale, toujours à gauche, la borne kilométrique XXI de Berne. Cornol regorge d'autres endroits à visiter, comme la ferme-restaurant Derrière Monterri, la grotte dédiée à Notre-Dame de Lourdes. (Valtaine), et les sentiers pédestres.
 

Industrie, artisanat et commerce

Un bon nombre de personnes travaillent dans l'industrie locale, comme les boîtes de montres.Un tiers d' entre eux, cependant, doivent se rendre à Courgenay, Porrentruy ou Saint-Ursanne pour exercer leur profession. Il existe maintes entreprises, tout de même, pour assurer du travail, surtout dans le domaine de la construction: génie civil, maçonnerie, menuiserie, charpenterie, construction métallique, chauffage sanitaire, carrelage.
Il y a aussi une marbrerie et différents artisans dont une saboterie artisanale et une distillerie. L' agriculture est bien représentée, elle se trouve en 2e position comme ressource de la commune, 15 exploitations sont encore en activité dont cinq à l'extérieur du village. Elles cultivent surtout du blé et exploitent les produits de leurs vergers.
Cornol possède aussi un hôtel, l'Hôtel de l'Union des Peuples pour les gens de passage, et le fameux Restaurant du Lion-d'Or, connu pour sa friture de carpes.
On recense divers commerces, une laiterie, une boulangerie, une boucherie, deux magasins d'alimentation, deux salons de coiffure, un garage, une station d'essence plus quelques autres, qui font de ce village, un lieu agréable à vivre et autonome.
 

Démographie

Population en 1996 : 820 habitants
Altitude : 520 m (bureau communal)
Situation géographique : pied du Monterri
Cours d'eau : la Cornoline
Superficie : 1045 hectares
Sobriquet : Corbedos, (Courbedos)
Etymologie possible : 
1.Dérivé du latin populaire "corna" corne (terrain en forme de pointe);
2.Corte (latin cohorte) cour, endroit clos. Nos lieux-dits de M.Bossard et J.-P. Chavan, page 101 et 21O.
Patron de la paroisse : saint Vincent
 

Armoirerie

D'argent à trois têtes de maures de sable tortillées de gueules disposées deux et une.
La commune a relevé avant 1910 les armoiries de nobles de Gundelsdorf (Cornol) éteints au XIVe siècle.
Origine hypothétique : Les trois têtes de maures représentées dans les armes de Cornol rappellent les légions africaines au service des Romains, pour qui ils étaient bâtisseurs et constructeurs de routes.
 

Réalisations actuelles et futures

Ces dernières années, ont été réalisés: un réservoir d'eau potable, épuration des eaux usées, réfection du toit et de la peinture intérieure de l'école primaire, rénovation de l'ancienne école avec une annexe pour chauffage à distance aux copeaux de bois, correction de la route cantonale depuis le Boeuf - haut du village avec modération de trafic, aménagement de la rivière la Cornoline, divers lotissements, un abri PC et public, éclairage public et téléréseau, etc...
Projets en cours et en prévision: un remaniement parcellaire, un réseau forestier, un lotissement, équipement de la zone artisanale et un projet de Swin golf derrière Monterri: projet modulable et novateur dans la région, nécessite un simple terrain agricole non-aménagé, 9 trous sur 5 hectares, et peut être rendu à son état initial très rapidement.Se joue avec une seule canne et une balle de caoutchouc.
 

Folklore et manifestations

Un loto annuel et des matches au cochon sont organisés par les sociétés locales. Un concert et pique-nique annuel est donné par la fanfare, laquelle donne aussi une aubade à la Fête des mères et pour l'anniversaire des anciens.La Fête du village (deuxième week-end d'août) est réputée, organisée sous la forme de fête des rues avec danse, manèges, guinguettes, etc...Le Carnaval des enfants et une journée missionnaire.La Saint-Martin se fête aussi ici, naturellement, et le lundi de St-Martin est férié en Ajoie.
 

Contes et légendes

La druidesse du Mont-Terrible : au temps de l'invasion romaine, une jeune druidesse fuyant les légions vint chercher refuge, en compagnie d'une poignée de fidèles Rauraques, au sommet du Mont-terri qui avait depuis fort longtemps constitué un des lieux de culte favori des Celtes. Au solstice d'hiver, fête du gui, quelques-uns des guerriers amenèrent sur la montagne deux soldats romains capturés lors d'un combat. Selon la tradition de l'époque, les prisonniers allaient être sacrifiés quand retentirent les trompettes et les clameurs de légionnaires venus secourir leurs compagnons d'armes. Trop peu nombreux pour essayer de résister, les Rauraques s'enfuirent par des sentes forestières et la druidesse disparut, comme par enchantement, dans une infractuosité de rocher connue d'elle seule.
La jeune fille trouva refuge dans la grotte ou elle vécut misérablement, se nourrissant de baies et vivant chichement du produit de rares aumônes, dormant à même le sol sur un lit de feuilles mortes. Elle essaya vainement et à plusieurs reprises de raviver la foi des vaincus. Sa faucille d'or resta bientôt inactive. Rongée par les amers chagrins qui la dévoraient, affaiblie par les privations et la dureté de l'existence qu'elle menait, la druidesse mourut après queques années de solitude. On la trouva sans vie au pied de la grotte qui lui avait servi de refuge; elle gisait sur le sol, rayonnant encore de beauté et de paix; tout alentour, les milles bruits de la forêt s'étaient tus.
Longtemps après la mort de la vierge, les habitants des alentours aperçurent son spectre le jour de l'An. Elle était debout sur le sommet de la montagne, affrontant la neige et les bourrasques; vêtue de lin blanc, le front couronné de verveine, ses cheveux blonds défaits, elle semblait s'enlever dans l'air au gré du vent et sauter d'un roc à l'autre puis son image s'atténuait et diparaissait.
D'après Célestin von HORNSTEIN (1924): Fêtes légendaires du Jura bernois; ce récit a été repris par Joseph BEURET-FRANTZ (1927): Les plus belles légendes du Jura. Le premier de ces ouvrages a été réédité en 1978 par les Editions Transjuranes à Porrentruy.